Chronique d'un drame annoncé
Le vote fragmenté en quatre courants principaux met le parti socialiste dans l'embarras, la motion E arrivée en tête avec 29% des voix a la responsabilité de construire la nouvelle majorité. C'est d'ailleurs plus la tradition qu'une véritable légitimité qui confie ce rôle à Ségolène Royal et ses alliées. Celle-ci pour former une majorité à besoin du soutien d'au moins un de ses principaux rivaux, Bertrand Delanoe ou Martine Aubry, quand on connaît l'estime que porte les maires de Lille et de Paris à la candidate défaite à la présidentielle, on imagine que les négociations seront difficiles. La constitution d'un "Front anti-Royal n'est évidement pas souhaitable pour le PS puisqu'il offrirait une image détestable de celui-ci, cependant il est difficile d'appeler Bertrand Delanoe et Martine Aubry à apporter leur soutien à leur rivale.
La solution apportant le plus de garanties de sérénité semblerait de choisir un candidat de rassemblement, non présidentiable, parmis les 3 principales motions, plutôt un signataire de la motion E, pour que personne ne puisse être accusé de lui avoir volé sa "victoire", chose d'autant plus aisée à faire que la motion comporte 16 premiers signataires (Gérard Collomb, Vincent Peillon...). Mais les querelles d'ego vont apparemment, une nouvelle fois, l'emporter, puisqu'il semblerait que Ségolène Royal souhaite imposer sa candidature.
Pierre Moscovici ,tel Cassandre, l'avait annoncé, mais n'a pas sut l'empêcher; la guerre des trois a bien lieu...